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25 octobre 2010

la fontaine basse

Jusqu’à la fin du XIXème siècle, les habitants d’Alzonne utilisaient pour leurs besoins quotidiens l’eau des puits de leur maison ou jardin et celle qui coulait de deux fontaines communales : la fontaine du cuivre, en bordure de la RN 6113 en sortant du village vers Carcassonne, et la fontaine basse, à flanc de coteau, route de Raissac.

 

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P1040719.JPGUn large chemin partant autrefois de la route de Raissac permettait d’accéder à la fontaine ; il se termine par quelques marches de pierre taillée. La « font bassa » a la particularité d’être abritée par un bâtiment maçonné de blocs de pierre, protégeant ainsi le bassin dans lequel l’eau s’écoule d’un bec qui capte la source. Le bassin était fermé par une grille, disparue aujourd’hui. Le trop plein s’évacue sur l’avant du bâtiment, et rejoint en descendant le coteau, un fossé qui va se déverser dans le Lampy. Le pignon, avec sa corniche et ses chapiteaux latéraux n’est pas sans rappeler l’architecture de l’ancienne mairie. La municipalité a fait restaurer en 2007 la toiture de cette fontaine par un tailleur de pierre local, selon des techniques traditionnelles utilisant notamment la chaux pour en assurer l’étanchéité.

18 octobre 2010

l'église

 

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Les écrits les plus anciens sur l’église d’Alzonne la désignent comme « Notre-Dame du Mont-Soleil ». Aujourd’hui placée sous le vocable de l’Assomption de la Sainte-Vierge, elle a connu plusieurs remaniements au cours de l’histoire.

En 1355, durant la guerre de Cent Ans, l’église est brûlée par les troupes du Prince Noir qui ravage alors le pays dans ses « chevauchées ». Au milieu du XVIIIème siècle d’importants travaux modifient l’édifice : création de deux chapelles, aménagement des fonts baptismaux en marbre de Caunes, réfection du pavage de la nef. Vers 1924 l’abbé Rebelle fait construire une chapelle avec un autel à la mémoire des morts de la Grande Guerre. En 1946, des travaux de réparation du clocher sont entrepris ; mais, pendant l’hiver, un vent violent emporte la flèche qui va s’écraser sur le bâtiment de l’ancienne poste. La toiture couverte d’ardoise n’est pas reconstruite. Le clocher renferme à l’heure actuelle quatre cloches dont deux sont inscrites à l’inventaire des Monuments Historiques.

12 octobre 2010

la Promenade

Sur ce lieu de passage, où se tient tous les jeudis matins le marché, se trouvent trois monuments commémoratifs : le monument à Henri Vialatte, conseiller général, maire de 1876 à 1901, est orné de grappes de raisins et d’épis de blé ; le monument aux morts érigé en 1922, avec sa Victoire couronnant le soldat tombant avec son drapeau ; la Vierge en témoignage de l’épidémie de choléra de 1854 qui fit 42 morts.

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05 octobre 2010

l'ancienne mairie

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Jusqu’en 1971, ce bâtiment était occupé par les services de la mairie : bureaux de l’administration et du maire, au premier étage salle du conseil municipal, ainsi que le logement du concierge. Aujourd’hui, il abrite la salle des Aînés ruraux, une salle de réunion et plusieurs locaux de rangement.

A l’origine, le rez-de-chaussée était ouvert et servait de halle aux grains, on peut encore voir nettement les arcades de pierre (fermées en 1904). Cet édifice a la particularité de présenter un fronton orné d’armoiries (celles du roi de France) ainsi qu’une dédicace datée de 1777 : « ici la justice a son temple et la police ses soutiens ».

Les trois consuls mentionnés, Galet, Sales et Vidal, étaient chargés de l’administration de la commune. Ils étaient traditionnellement élus à la Saint-Michel.

A l’intérieur, on peut remarquer, gravés sur les murs, de très nombreux graffiti : « vive la loi » sur ce qui devait être le cachot (en entrant à droite), ainsi que des noms accompagnés parfois de dates sur les piliers de l’ancienne halle.