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18 septembre 2010

circuit de découverte du village

 

« Le village actuel d’Alzonne s’étend de part et d’autre de l’ancienne route nationale, la « 113 ».  La partie nord, perchée sur une butte bordée par le Lampy et la Vernassonne, est la plus ancienne.

A l’instar de nombre de ses voisins, Alzonne connaît jusqu’au XVIIème siècle une histoire mouvementée, de par sa position privilégiée au confluent de rois rivières.

On notera le passage, attesté par les textes, d’illustres personnages historiques : en 1209 Simon de Montfort, en 1355 le Prince Noir , en 1589 le duc de Joyeuse.

Les vestiges du passé sont discrets mais présents, nous vous invitons à les découvrir, en flânant dans les ruelles ».

 


 

1, le départ du circuit s’effectue au niveau du parc municipal, devant la médiathèque.

2, la place Gambetta : de dimensions inhabituelles pour un centre ancien de village, cette place est en effet de création récente.  Dans les années 60, un pâté de maisons existait à cet endroit. Leur vétusté a conduit la municipalité de l’époque à les démolir, donnant naissance à une nouvelle place. En 2007 l’îlot restant, insalubre, a été abattu pour aménager le parking paysager que l’on voit aujourd’hui. Au sud de la place, remarquez la rue Etroite avec son arche de pierre. Traversez le parking vers la place du Plô, notez au passage sur votre gauche en contrebas l’emplacement des fossés du château médiéval occupés actuellement par des jardins.

3, place du Plô : sur cette placette ombragée par des platanes se trouve une croix en pierre. L’accès au château médiéval, démoli au XVIIIème siècle, se faisait par l’actuelle rue du château. Observez le point de vue sur la Montagne Noire, avec à gauche le village perché de Saissac, à droite le Pic de Nore et son antenne. Prenez le petit escalier qui descend entre deux haies. Au bas du talus se trouve un moulin à vent construit en 1883 pour pomper l’eau qui alimentait les fontaines du village. Suivez à votre droite le talus qui formait une des défenses du village. Bientôt se dressent les hauts murs du « château de Leuc », vestiges d’une dépendance du château seigneurial (5). Rejoignez ensuite la route nationale , l’ancienne 113, qui en cet endroit a été élargie par la démolition de la maison Denille, où s’est arrêté le pape Pie VII en 1814 (6).

Un détour s’impose pour voir la fontaine du cuivre (B) et se promener le long de la Vernassonne.

7, la Grand Rue : c’était l’axe principal du village, le traversant d’est en ouest. A chaque extrémité se trouvait une porte. Les restes de la porte d’Autan (à l’Est) ont été abattus au XIXème siècle, en même temps que le rempart ruiné.

 

Remontez la rue, dont les façades présentent un ordonnancement régulier comportant en rez-de-chaussée une large porte flanquée de plusieurs ouvertures ; au premier étage des fenêtres symétriques et un grenier avec des ouvertures carrées. Observez les linteaux datés du XVIIème siècle. Après la place de l’église, remarquez les nombreuses vitrines : jusqu’aux années 1970 et la montée en puissance de la « 113 », la Grand Rue était l’artère commerçante du village : on y trouvait café, poissonnerie, poste, épicerie…

8, l’église a été fortement remaniée au XVIIIème siècle. Plus tard, en 1946, une tempête emporte la flèche du clocher construite à la fin du XIXème siècle. L’ancienne mairie, dont le rez-de-chaussée était une halle aux grains, présente un remarquable fronton orné d’armoiries ainsi qu’une dédicace gravée datée de 1777. Prenez la rue Antoine Nérié (curé et poète occitan) puis à droite la rue du presbytère : au n°18 se trouve le presbytère bâti au XVIIème siècle ; il est  encore partiellement occupé par le curé du village. (9). Passez par la rue des Etudes pour revenir vers l’église, à droite au milieu de la rue se trouve le seul accès public au chevet de l’église. Empruntez la rue Porte Esquive qui vous amène sur la Promenade. (10). Sur ce lieu de passage se trouvent trois monuments commémoratifs : le monument à Henri Vialatte, ancien maire, orné de grappes de raisins et d’épis de blé ; le monument aux morts érigé en 1922 avec sa Victoire couronnant le soldat tombé ; la Vierge en témoignage de l’épidémie de choléra de 1854 qui fit 42 morts.

11, plus loin, entre la rue Saint-Roch et le Planol, devant l’actuelle Poste, une croix de mission dresse sa silhouette impressionnante.

Vous voilà revenus au point de départ. Mais avant de partir, allez découvrir la jolie « fontaine basse » (A). Du terre-plein, belle vue sur la montagne et à droite, sur les deux moulins à vent de la butte du château.

 

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